Un couple d'industriels niçois avait été enlevé et séquestré pendant trois jours par un commando de plusieurs hommes

Aujourdhui, s'ouvre devant la Cour d'Assises des Alpes-Maritimes, le procès des ravisseurs présumés du couple Guiglion. Un couple d'industriels niçois dont le mari était  PDG de Sud-Est Assainissement avait été enlevé et séquestré, à Andon, pendant trois jours par un commando de plusieurs hommes.

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Les ravisseurs avaient réclamé une rançon de  plusieurs millions d'euros. Sept personnes, dont un homme d'affaires, sont jugés pour enlèvement, séquestration et complicité d'enlèvement en bande organisée. Ils comparaissent libres suite à un vice de procédure.

30 ans de réclusion criminelle encourus

Ce matin de septembre, dans sa villa du Mont Boron, Bernard Guiglion est réveillé par les aboiements répétés de son chien. Quelques minutes plus tard le PDG de Sud-Est Assainissement est enlevé avec son épouse par un commando armé et masqué. Tous deux sont conduits dans une maison isolée, à Andon, où ils seront séquestrés, durant plusieurs jours dans un climat d'une extrême violence.

 

 

 

Principal accusé, Camel Bentaieb, 36 ans. C'est le chef présumé du commando; il nie être l'auteur de la tentative de viol à l'encontre de Catherine Guiglion. Libéré suite à un vice de forme, il comparaît libre à son procès, si toutefois il s'y rend.

Pendant la captivité, en guise de rançon, les ravisseurs réclameront à Bernard Guiglion, et après l'avoir roué de coups, le virement de quatre millions d'euros sur un compte en Suisse. Un compte ouvert grâce à Jean-François Deiss. Homme d'affaires, ex président de l'Association des Copropriétaires du Centre d'Affaires de l'Arenas, il nie avoir été au courant des projets d'enlèvement.

 

 

Jean-François Deiss sera arrêté en compagnie de Camel Bentaieb, dans une banque de Genève, alors qu'ils retiraient l'argent de la rançon, en même temps que cinq autres individus, geôliers supposés des époux Guiglion.

Cette affaire avait été rapidement élucidée grâce à l'alerte donnée par des voisins inquiets d'être sans nouvelles du couple. Leurs ravisseurs présumés risquent trente ans de réclusion criminelle.

 

Résumé 3ème journée du procès avec Hélène Maman :

Tous les regards se portent vers le seul des 7 accusés qui nie toujours : Jean François Deiss, 51 ans, le notable de la bande.

Il avait été arrêté en Suisse avec le cerveau présumé du rapt Camel Ben Taieb, alors qu'ils s'apprêtaient à toucher les 4 millions de la rançon sur le compte que lui-même avait ouvert.

 

 

Ses relevés bancaires prouvent qu'il a financé une partie de l'opération et ses relevés téléphoniques indiquent, eux, qu'il a appelé à plusieurs reprise les ravisseurs des Guiglion le jour même de l'enlèvement.

Une question dérange aujourd'hui : pourquoi est-ce que Deiss a été libéré 9 jours seulement après son arrestation ?

Deiss est soutenu par sa loge maçonnique mais dans quelle mesure? Ses frères l'auraient-ils également aidé à sortir de prison? Est-ce que ses relations lui permettaient de faire pression sur les autres accusés?

 

 

A l'audience, Jean François Deiss affirme avoir toujours refusé que la GLNF intervienne dans ce dossier, mais avoue qu'il a fourni un faux document aux enquêteurs. En fait, il n'a quitté sa loge maçonnique qu'après le rapt et non avant comme l'indiquait ce document.

A chacune des contradictions de Deiss, les victimes préfèrent sourire.

 

 

Voir le reportage ci-joint : Josette Sanna : Journaliste

                                            Jean-Christophe Routhier : Journaliste Reporteur d'images

                                            Isabelle Roy : Documentaliste

                                            Bruno Prou : Monteur


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