Le rectorat de Nice a finalement accepté, moyennant des aménagements pédagogiques, de donner son feu vert à la construction d'un lycée à Drap (Alpes-Maritimes), dont il avait contesté le bien-fondé en juillet, provoquant une levée de boucliers des élus locaux.
Dans un communiqué, le recteur Christian Nique a affirmé que la création d'un lycée à Drap serait finalement possible, si l'on ajoutait aux filières initialement prévues (L, ES, S et STG) de nouvelles filières technologiques, industrielle et artistique.
L'extension des enseignements doit permettre, précise le recteur, de "réunir dans un lycée à Drap un effectif suffisant pour assurer une vie pédagogique dynamique et de qualité".
Initialement, le recteur s'était opposé au projet en alléguant que les prévisions démographiques ne justifiaient pas la création d'un tel établissement, prévu pour accueillir 900 élèves.

Les élus locaux avaient alors saisi le ministre de l'Education Luc Chatel, en dénonçant "la volte-face" de l'Etat, alors que la construction du lycée avait déjà commencé.
Dans un communiqué conjoint, Christian Estrosi, maire de Nice, Eric Ciotti, président du conseil général, et Jean-Claude Guibal, maire de Menton, tous les trois UMP, ont remercié mardi M. Chatel d'avoir "pris en compte l'importance que revêt la réalisation de ce lycée", ainsi que Christian Nique de s'être "montré à l'écoute pour trouver des solutions créatives et diversifiées".

De son côté, Michel Vauzelle, président socialiste de la région, tout en se réjouissant que "le principe de la construction du lycée de Drap soit désormais acté", s'étonne que les études démographiques nécessaires n'interviennent qu'aujourd'hui.
"Demander aujourd'hui à la Région de faire évoluer le projet initial, alors même que la construction du lycée a débuté, est irresponsable quand on sait que l'architecture décidée répond aux besoins pédagogiques approuvés par le rectorat en 2007. Cela impliquerait de bouleverser l'architecture retenue et engendrerait d'importants coûts supplémentaires. C'est se moquer complètement de la bonne gestion des deniers publics", affirme Michel Vauzelle.
Le chantier de l'établissement a commencé en juin. Son ouverture est en principe prévue en 2012.



